1) Quel est le projet sur lequel vous travaillez en partenariat avec BioCanRx ? Quel est votre objectif final avec ce projet ?
En tant qu'ancien centre de recherche financé par BioCanRx et chercheur du réseau, mon équipe et moi-même au Centre de recherche biomédicale de l'IRHO travaillons actuellement sur plusieurs projets de fabrication et initiatives de formation. Nous nous préparons actuellement à la fabrication conforme aux BPF d'un lentivirus pour un nouveau produit à base de cellules TAC-T, qui sera utilisé dans un essai clinique de phase I débutant début 2026. Nous collaborons également activement avec le Laboratoire d'immunothérapie de la famille Conconi (CFIL), autre centre soutenu par BioCanRx, pour le transfert de technologie de son procédé de fabrication de cellules CAR-T CLIC1901 vers notre centre de recherche biomédicale, dans le cadre de l'initiative de fabrication au point de service de BioCanRx. Nous avons réalisé d'importants progrès dans le cadre de ce projet hautement collaboratif au cours des neuf derniers mois et prévoyons pouvoir traiter des patients d'Ottawa avec des cellules CAR-T produites à Ottawa d'ici l'été 2025. Enfin, nous recrutons actuellement notre sixième cohorte d'étudiants CanPRIME, une première au Canada en matière de formation en biofabrication, financée conjointement par BioCanRx et Mitacs. Nous sommes ravis d'accueillir ces étudiants au BMC et de travailler avec eux pendant les huit prochains mois afin de leur transmettre les connaissances et les compétences fondamentales nécessaires pour travailler en biofabrication.
2) Comment le financement de BioCanRx vous a-t-il permis de poursuivre ce projet ?
L’accès aux produits biothérapeutiques, et par extension à la formation spécialisée en bioproduction, est difficile et coûteux. Le financement de BioCanRx nous a permis d’offrir une aide financière essentielle aux universitaires, aux jeunes entreprises de biotechnologie et aux étudiants canadiens, contribuant ainsi à la croissance et, surtout, à l’ancrage de ce secteur important au Canada.
3) Où se situe votre projet actuel dans l’écosystème de l’immunothérapie contre le cancer au Canada ?
Nos projets s'inscrivent dans l'écosystème de biofabrication canadien. Sans accès à une biofabrication de qualité, abordable et rapide, les innovations en immunothérapie du cancer stagnent dans les laboratoires de recherche universitaire, au détriment des patients canadiens atteints de cancer.
4) Quelle est la partie la plus satisfaisante de votre travail ?
Sachant qu’à travers la collaboration et la persévérance, nous pouvons avoir un impact positif sur la vie des patients atteints de cancer et de leurs familles.
5) Quelle différence espérez-vous apporter à l’immunothérapie contre le cancer au Canada ?
La complexité et le coût des biothérapies exacerbent les inégalités en santé au Canada. J'espère que, grâce aux innovations en biofabrication, nous pourrons rendre ces médicaments révolutionnaires plus abordables et, par conséquent, plus accessibles aux personnes qui en ont le plus besoin.
